2.1. Calage du modèle sur la crue de 2002

La première crue que nous avons étudié et qui nous a permis de caler le modèle hydraulique est la crue qui est survenue en 2002. Au cours de cette crue on a enregistré des débits dépassants les 350m3/s. Dans un premier temps nous avons entré l'hydrogramme de crue à l'amont de la rivière. Cela nous a donné une première condition limite. Ensuite nous avons défini un débit initial de 5m3/s dans toute la rivière. Enfin nous avons défini une condition limite avale de type "normal depth" c'est-à-dire que la rivière se jette dans la mer. Après avoir lancé la simulation nous avons récupéré les données et nous avons comparé les choses suivantes: le débit et la hauteur d'eau à la station de Lavalette, soit à l'amont, et le débit et la hauteur d'eau à Garigliano, c'est à dire à l'aval. Il se trouve que le modèle était déjà calé pour la crue de 2002 et nous n'avons eu qu'à faire quelques changements minimes, notamment sur les interpolations de sections, pour obtenir un modèle parfaitement calé.

 

Présentation des résultats

Comme nous avons entré nous-mêmes l'hydrogramme de crue à l'amont on s'attendait à ce que le débit simulé à Lavalette corresponde bien au débit mesuré. Comme nous pouvons le voir sur le graphe c'est effectivement le cas.

 

Comme pour le graphe précédent nous retrouvons deux courbes qui se superposent presque ce qui est normal car nous sommes sur la même station. Il faut cependant noter une légère sous-estimation du deuxième pic que nous expliquerons ultérieurement.

 

Cette fois le graphe nous permet d'observer réellement l'efficacité de notre modèle puisque nous avons là les résultats de la simulation à l'aval de la rivière. Nous pouvons donc voir que le modèle semble plutôt bien calé. Les deux grosses différences sont les deux déficits dans le creux entre les deux pics et au deuxième pic. Nous expliquerons ces deux déficits de notre modèle dans la partie où nous intégrons le ruissellement de la pluie dans la ville. Il faut également noter l'influence de certains seuils qui sont mobiles et donc qui relâchent de l'eau de manière irrégulière lors des crues.

 

Pour terminer voici le graphe de la hauteur d'eau à Garigliano. Pour conclure nous dirons donc que notre modèle est très bien calé mis à part des différences par rapport aux données au niveau des pics que nous expliquerons dans la partie suivante