2.2. Validation des résultats avec les crues de 2000 et 2001

Après avoir calé notre modèle sur la crue qui a eu lieu en 2002 nous avons voulu vérifier que notre modèle était capable de modéliser n'importe-quelle crue. Nous avions à disposition les données hydrologiques et hydrographiques pour les crues de 2000 et 2001. Nous nous en sommes donc servi pour valider notre modèle. Nous avons procédé de la même manière que pour la crue de 2002: utilisation de l'hydrogramme à Lavalette comme condition limite amont, simulation, puis comparaison des résultats.

 

La crue de 2000

Globalement notre modèle semble plutôt bien représenter les débits de la crue de 2000. La forme des deux courbes est sensiblement la même, avec le pic de crue bien représenté et qui arrive au même moment dans la simulation et dans la réalité. Par contre on constate que notre modèle sous-estime à nouveau les débits par rapport à la réalité. A priori on peut donner la même explication que pour 2002: le modèle ne prend pas en compte l'eau qui ruisselle dans Montpellier et qui se retrouve dans le Lez. Observons à présent les hauteurs d'eau à Garigliano.

 

A nouveau le pic est bien représenté ainsi que le débit de fin de crue. On a un léger retard dans notre modèle probablement dû à la modélisation des seuils qui doit retarder l'écoulement. Par contre on observe une chute de la hauteur d'eau avant le pic de crue que nous n'avons pas réussi à expliquer. C'est peut-être un problème de divergence d'HEC-RAS ou le fait qu'au moment où nous avons fait cette simulation les aménagements dont nous parlerons dans les prochaines parties n'étaient pas encore mis en place.

 

La crue de 2001

Avec la crue de 2001 nous avons confirmation que notre modèle est plutôt fidèle à la réalité et qu'il modélise bien le Lez. En effet comme on peut le constater sur la comparaison des débits simulés et mesurés à Garigliano les erreurs sont assez faibles. La crue de 2001 fût brève et intense comme on peut le voir. Elle a donc la forme d'un pic très droit. Normalement ce comportement est difficile à bien modéliser car il y a un gradient vertical très fort. Pourtant on voit le modèle fonctionne très bien, avec simplement la sous-estimation habituelle. Pour vérifier que les équations du modèle fonctionnent bien on peut également s'intéresser à la courbe de hauteur d'eau.

 

Notre modèle semble donc très bien fonctionner puisque la courbe de hauteur d'eau simulée est très proche de la courbe de hauteur d'eau mesurée pendant la crue. Même le pic est très bien modélisé car la hauteur d'eau maximale est exactement la même que celle mesurée.

 

Pour conclure sur la validité du modèle nous pouvons dire que nous avons un modèle qui s'avère assez efficace pour modéliser les crues du Lez. Les crues de 2001 et 2002 sont très bien modélisées. Le seul bémol est la crue de 2000 qui présentait plus d'erreurs dans notre modèle, mais au vu des imprécisions de mesure de hauteurs d'eau lors des crues, et au vu de nos résultats pour les deux autres crues, on peut mettre ce résultat de côté. Enfin, nous avons vu que globalement notre modèle sous-estimait les débits, et donc les hauteurs d'eau, et nous avons donc décidé d'utiliser le logiciel HEC-HMS à nouveau afin de prendre en compte le ruissellement de la pluie dans Montpellier.