Bureau d'Etudes Industrielles "Energies Renouvelables et Environnement"

Présentation du site à dépolluer

 


 
 
 
    Le site fictif 
étudié est caractérisé par une forte activité industrielle liée principalement à la fabrication de composés azotés. Outre une contamination des sols par ces composés, des pollutions ponctuelles en hydrocarbures, naphtalène, mercure, arsenic et plomb ont été détectées. Afin de réhabiliter le site, un traitement sur site ex-situ a été réalisé après excavation de la couche superficielle du sol.
 
 

    Notre projet va être axé sur l’étude d’une nouvelle dépollution du site en appliquant les nouvelles normes environnementales européennes. Ainsi, notre projet vise à trouver la meilleure méthode de dépollution possible pour éviter des catastrophes environnementales. Enfin, la superficie à traiter étant d'environ 70 hectares (20000 m3), la dépollution sur site apparaît la plus viable économiquement.

 

    Sur ce volume de terre, on retrouve de nombreuses loupes de pollution, notamment dûes au mercure, au naphtalène et aux nitrates. Nous allons parler ici des méthodes de dépollution à employer pour traiter le mercure et le naphtalène car, les nitrates étant emportés rapidement par l'eau, ce sont les deux polluants les plus dangereux qui restent sur le site et qu'il faut donc traiter. De plus, le mercure étant très toxique, il faut le traiter absolument.

 
    Il faut tenir compte du fait que de nombreux bâtiments de l'ancienne usine sont toujours en place et qu'il faut dépolluer au plus vite afin de limiter les impacts environnementaux d'une part, mais aussi car le projet de construction du centre de recherche hospitalier est imminent. Enfin, le budget de dépollution est limité, de même que le temps imparti est court (6 mois environ). Ces paramètres vont jouer un rôle décisif dans le choix des méthodes de traitement.

 

L'objectif est d'atteindre une dépollution quasi complète du site afin de minimiser au maximum les impacts sur l'environnement.

 

Considérations à prendre en compte :

    Dans un grand nombre de lieux contaminés, il est nécessaire d'extraire et de soumettre les matériaux d'excavation à un traitement ex situ. De nombreux facteurs expliquent pourquoi l'extraction des matériaux est souvent préférée au traitement in situ, mais la principale raison réside dans le fait que l'excavation offre une solution immédiate au problème, tandis que le traitement in situ prend un certain temps à réaliser. La majorité des propriétaires fonciers, une fois qu'ils ont décidé de décontaminer leur terrain, souhaitent procéder rapidement, de manière à pouvoir utiliser de nouveau leur terrain ou le vendre. C’est dans ce cas de figure que se trouve le site que nous étudions, puisqu’il doit rapidement être réhabilité pour en faire un centre de recherche hospitalier.

    Une fois que la décision d'extraire les matériaux contaminés est prise, il faut choisir une option d'élimination : enfouissement, décharge, stockage ou de recyclage. Le choix de la méthode d'élimination dépend de nombreux facteurs : nature des contaminants, emplacement géographique du lieu, exigences réglementaires s'appliquant au nettoyage, obligations associées aux décharges, intentions du propriétaire foncier concernant le sort à réserver aux matériaux d'excavation, état physique de ces matériaux et désignation du lieu contaminé dans le plan de zonage municipal. Après avoir passé en revue toutes les options d'élimination, de stockage et de recyclage, il faut analyser les exigences réglementaires se rattachant à chaque option. Il est important de se rappeler que pour les options de traitement ex situ, les critères de nettoyage sont établis en fonction du lieu où les matériaux d'excavation doivent être éliminés. Ainsi, les normes prévues pour les matériaux d'excavation destinés à être utilisés comme couche de sol arable par une exploitation agricole, sont plus strictes que celles visant les matériaux éliminés dans un lieu d'enfouissement (ou décharge) municipale.

    Dans certains cas, les options d'élimination ne prévoient aucun seuil quantitatif pour certains des contaminants présents dans les matériaux d'excavation. En pareil cas, il faut établir des critères d'assainissement en se fondant sur les concentrations de fond ou en procédant à une évaluation des risques. L'établissement des concentrations de fond ou l'évaluation des risques doit être fondé sur les conditions observées à l'endroit où doivent être éliminés les matériaux, et non pas au point d'excavation.